Séminaire d’Enerkem: Des matières résiduelles aux biocarburants et produits chimiques: une réalité commerciale au Canada

Lundi, 17 octobre 2016
14 h à 15 h
CCQ, salle 206B

Des matières résiduelles aux biocarburants et produits chimiques : une réalité commerciale au Canada

Le cas d’Enerkem et de la Ville d’Edmonton

« Nous sommes fiers que des municipalités du monde entier viennent visiter la ville d’Edmonton et l’usine d’Enerkem pour savoir comment elles peuvent elles aussi éviter que les déchets aillent dans les sites d’enfouissement et fabriquer des produits chimiques et des carburants propres grâce à cette technologie novatrice » – Don Iveson, maire d’Edmonton (Alberta)

En 2009, Enerkem et la Ville d’Edmonton ont signé une entente de 25 ans. La Ville a choisi la société Enerkem après avoir évalué plus de 100 technologies de valorisation des déchets lors d’un examen très compétitif à l’échelle mondiale et d’un processus de qualification. « La Ville d’Edmonton a pour but de valoriser 90 % des déchets produits par les ménages de son territoire. Le projet d’Enerkem nous permettra d’y arriver », explique Roy Neehall du Service de gestion des déchets d’Edmonton.

Cette usine commerciale à pleine échelle est la première collaboration entre un producteur de biocarburants fabriqués de matières résiduelles et une grande ville soucieuse de trouver une solution à l’élimination des déchets. Cette usine est l’une des premières bioraffineries de pointe dans le monde. Elle deviendra un modèle pour les autres municipalités, centres urbains et régions rurales qui cherchent une solution durable pour gérer les déchets.

Enerkem produit déjà du biométhanol à cette usine révolutionnaire, qui convertit les matières résiduelles urbaines en méthanol et en éthanol grâce au recyclage du carbone contenu dans les déchets non recyclables et non compostables qui seraient autrement destinés à l’enfouissement. La Ville cherche à faire passer le taux de valorisation de ses matières résiduelles de 60 % à 90 %. La société travaille actuellement à mettre sur pied d’autres bioraffineries en Amérique du Nord et dans le monde.

Enerkem est considérée comme la première société à avoir mis au point une technologie capable de décomposer des matières résiduelles dont la composition chimique et la structure sont hétérogènes et de les convertir en un gaz de synthèse pur, conditionné, stable et homogène. Ce gaz de synthèse est ensuite converti en carburants et en produits chimiques renouvelables qui, s’ils sont produits par la technologie d’Enerkem, peuvent aider à réduire les émissions de dioxyde de carbone, faciliter la responsabilité élargie des producteurs et satisfaire à la demande mondiale croissante de solutions de chimie verte.


Bio: Richard Schofield s’est joint à Enerkem en janvier 2011 à titre de premier ingénieur des procédés de la première usine commerciale d’Enerkem et d’ingénieur en chef de la seconde usine commerciale. Il est actuellement chef de développement de projets d’Enerkem. M. Schofield a participé à la conception de toutes les usines commerciales de cette société et a réalisé de multiples vérifications préalables pour des investisseurs et des autorités gouvernementales. Par ailleurs, il représente la section québécoise au conseil international de la Solid Waste Association of North America (SWANA).

Avant de travailler chez Enerkem, M. Schofield était ingénieur des procédés pour une société d’experts-conseils dans l’industrie de la chimie, de la pétrochimie et du raffinage. Il a aussi dirigé la conception de la modernisation d’une usine d’éthanol à base de maïs au Québec.

M. Schofield est titulaire d’un baccalauréat en génie chimique de l’Université de Sherbrooke et d’une maîtrise en direction d’études techniques. Il est ingénieur professionnel agréé au Québec.